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Coronavirus : Edouard Philippe évoque une stratégie « pour l’instant payante » en outre-mer

Edouard Philippe a rappelé la fragilité sanitaire des territoires d'outre-mer confrontés à l'épidémie.
Edouard Philippe a rappelé la fragilité sanitaire des territoires d’outre-mer confrontés à l’épidémie. © Capture d’écran
Lors d’une conférence de presse, dimanche, faisant le point sur l’épidémie, le Premier ministre a jugé que la situation était « sous-contrôle » en outre-mer. Rappelant la fragilité sanitaire de ces territoires, il a affirmé que la stratégie du gouvernement était « pour l’instant payante ».

Edouard Philippe a assuré dimanche que la « stratégie mise en œuvre » pour limiter la propagation du coronavirus en outre-mer est « pour l’instant payante » et que l’épidémie y semble pour l’heure « sous contrôle ». « Les territoires ultramarins présentent des caractéristiques qui font que leur situation sanitaire est souvent plus fragile que celle qui prévaut dans l’Hexagone », a rappelé le Premier ministre lors d’un point de situation à Matignon.

« C’est la raison pour laquelle nous avons pris des mesures, s’agissant des Outre-mer, très tôt par rapport à la vitesse de circulation du virus », a souligné le Premier ministre, avec l’objectif de « préserver au maximum les territoires et les départements d’outre-mer de l’arrivée et du développement du virus ».

Couvre-feu et quarantaines

« Nous avons pris des mesures plus fortes avec des couvre-feux qui ont été imposés, avec des systèmes de quatorzaines, voire de quarantaines qui ont été imposées pour toute personne arrivant sur les îles ou sur le territoire », a insisté le chef du gouvernement. « Nous étions à 171 lits de réanimation sur l’ensemble des territoires d’outre-mer, avant la crise, nous sommes montés aujourd’hui à 310 lits, l’augmentation est considérable », a-t-il encore précisé.

« Nous pouvons dire aujourd’hui avec beaucoup de prudence que cette stratégie est pour l’instant payante » et que « la circulation du virus est faible », a assuré Edouard Philippe. « Je le dis avec beaucoup de prudence et sans que cela ne doive se traduire par un relâchement des efforts, au contraire, mais l’évolution de l’épidémie semble, compte tenu des mesures qui ont été prises et du bon respect de ces mesures, sous contrôle »,  s’est-il réjoui.

Par avec AFP

 

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Annulation de la Nuit Du Handicap 2020

Le comité national de la NDH, suite à la déclaration du président d’interdire toute manifestation publique jusqu’en juillet, a décidé d’annuler la 3ème édition prévue le samedi 13 juin 2020, au samedi 12 juin 2021…

Covid-19 : les personnes fragiles peuvent bénéficier d’un arrêt de travail

Dans le cadre des mesures de prévention visant à limiter la propagation du coronavirus, les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif dérogatoire permettant aux personnes présentant un risque de développer une forme grave d’infection de bénéficier d’un arrêt de travail à titre préventif.

Le Haut Conseil de la santé publique a rendu un avis permettant d’identifier les catégories de personnes présentant un risque de développer une forme sévère de l’infection au Covid-19.

Qui peut bénéficier d’un arrêt de travail et comment le demander ?

Dans ce cadre, afin de faciliter les démarches pour les personnes concernées et d’alléger la charge pour les cabinets de médecins de ville, l’Assurance Maladie rend possible la demande d’arrêt de travail en ligne pour les assurées enceintes dans leur 3e trimestre de grossesse et pour les assurés pris en charge en affection de longue durée (ALD) au titre des pathologies listées par le Haut Conseil de la santé publique.

Ces personnes peuvent ainsi se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mis en arrêt de travail. Cet arrêt peut être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13 mars pour une durée initiale de 21 jours. Tous les arrêts de travail arrivant à échéance seront automatiquement prolongés par l’Assurance Maladie jusqu’à la fin du confinement. Il n’y aucune démarche particulière à réaliser. Si la personne ne souhaite pas que son arrêt soit prolongé, il peut en informer son employeur, qui devra y mettre un terme.

Un arrêt de travail leur est délivré sur cette base, une fois effectuées les vérifications nécessaires par le service médical de l’Assurance Maladie. Le volet 3 à retourner à l’employeur est adressé à l’assuré dans les 8 jours suivant la déclaration sur le site.

Sur la base de cet arrêt de travail, le salarié est indemnisé dès le 1er jour d’arrêt dans les mêmes conditions que pour un arrêt maladie par l’Assurance Maladie et perçoit, le cas échéant, un complément de l’employeur.

Les personnes souffrant de l’une des pathologies listées dans l’avis du HCSP mais ne bénéficiant pas d’une prise en charge en ALD par l’Assurance Maladie sont invitées à contacter leur médecin traitant ou à défaut un médecin de ville pour évaluer si leur état de santé justifie que ce dernier leur délivre un arrêt de travail.

Les personnes vivant au domicile d’une personne considérée comme vulnérables au regard des critères du HCSP peuvent également bénéficier d’un arrêt de travail délivré par leur médecin traitant, ou à défaut, un médecin de ville.

Quelles sont les professions qui peuvent en bénéficier et celle qui ne sont pas concernées ?

Cette procédure de demande d’arrêt de travail concerne les salariés du régime général, des régimes spéciaux, les travailleurs indépendants et autoentrepreneurs, les professions libérales et les agents de la fonction publique.

Cette procédure ne concerne pas les personnels soignants des établissements de santé et médicaux sociaux, qui doivent se rapprocher de la médecine du travail de leur établissement, ou à défaut d’un médecin de ville. Sont considérés comme soignants : les professionnels de santé ainsi que les salariés des établissements qui sont au contact direct des personnes accueillies ou hébergées pour leur apporter des soins ou une aide à l’accomplissement des actes de la vie quotidienne

Une téléprocédure ad hoc est proposée par la Mutualité sociale agricole (MSA).aux assurés du régime agricole.

À noter

Le téléservice  « declare.ameli.fr » n’est pas un téléservice de déclaration des personnes présentant des symptômes du coronavirus ou infectées par cette maladie, ces derniers relevant d’un arrêt de travail prescrit par un médecin.

En cas de chômage partiel ou d’activité interrompue

Les règles suivantes s’appliquent :

  • si l’activité exercée par le salarié dans l’entreprise est interrompue, les arrêts de travail dérogatoires pour personne fragile ne s’appliquent plus. Si cette interruption intervient alors qu’un salarié bénéficie d’un arrêt dérogatoire en cours, l’employeur doit y mettre un terme en le signalant à l’Assurance Maladie.
  • si l’entreprise décide de réduire son activité, il n’est pas possible de cumuler un chômage partiel avec un arrêt de travail dérogatoire. Le salarié concerné par un arrêt de travail dérogatoire continuera à en bénéficier et ne devra pas être placé en chômage partiel
  • si le salarié bénéficie d’un arrêt maladie (en dehors des arrêts dérogatoires) et que son entreprise réduit ou interrompt son activité, le salarié reste en arrêt maladie jusqu’à la fin de l’arrêt prescrit.

 

Coronavirus : conseils pour les personnes atteintes de SEP & autres pathologies démyélinisantes

Les consignes nationales conseillées à la population générale s’appliquent à l’ensemble des patients atteints de SEP, NMO ou autres pathologies démyélinisantes.

Les consignes nationales conseillées à la population générale s’appliquent à l’ensemble des patients atteints de SEP, NMO ou autres pathologies démyélinisantes.

Actuellement, il n’existe pas de données sur la façon dont le virus du COVID-19 affecte les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP), de NMO et d’autres pathologies démyélinisantes. Les personnes présentant une SEP, une NMO ou une autre pathologie démyélinisant et traitées par immunosuppresseurs, ou présentant une comorbidité (atteinte pulmonaire, cardiaque, ou ayant un diabète et celles âgées de plus de 70 ans), sont plus susceptibles de développer une forme sévère d’infection par le virus du COVID-19 et de souffrir de complications.

Consignes générales pour limiter les risques de contagion par le virus du COVID -19 chez les personnes atteintes de SEP, NMO ou autres pathologies démyélinisantes à risque d’infection sévère (traitées par immunosuppresseurs, ou présentant une comorbidité) :

> Se laver régulièrement et soigneusement les mains avec de l’eau et du savon et/ou du gel hydroalcoolique (en pharmacie)
> Évitez de toucher vos yeux, votre nez et votre bouche à moins que vos mains ne soient propres
> Eviter de serrer les mains ou de « faire la bise »
> Limitez les activités, professionnelles, sociales, culturelles éducatives et associatives non essentielles
> Éviter les endroits clos avec du monde : reporter les réunions non indispensables
> Mettre en œuvre systématiquement pour ces personnes des moyens de communication alternatifs dans le cadre de leurs activités d’apprentissage ou professionnelles : e-learning, travail à distance, téléconférences
> Limitez les contacts avec les enfants âgés de moins de 10 ans en dehors de votre foyer
> Limiter les déplacements individuels aux seuls déplacements essentiels
> Eviter autant que possible d’utiliser les transports en commun et notamment aux heures de pointe, pour privilégier les moyens de transports individuels
> Veiller à l’application de mesures barrières renforcées par l’entourage : lavage des mains toutes les heures, port d’un masque chirurgical dès le début de symptômes et éventuellement exclusion de personnes de l’entourage de personnes potentiellement malades
> Porter un masque chirurgical si vous toussez ou en présence d’une personne qui tousse
> Utiliser des mouchoirs jetables à usage unique
> Tousser et éternuer en vous couvrant la bouche avec un tissu ou dans votre coude. Laver régulièrement vos vêtements
> Garder une distance d’au moins 1 mètre entre vous et les autres, en particulier ceux qui toussent et éternuent
> Dans la mesure du possible, utilisez des alternatives aux rendez-vous médicaux et de prise en charge de routine en face à face (remplacer par exemple par des rendez-vous téléphoniques)
> En cas de fièvre, d’un rhume ou d’une toux
> Contactez en priorité votre médecin par téléphone
> Ne vous rendez pas directement chez votre médecin généraliste, ni chez votre spécialiste, ni dans un service d’urgence
> En cas de symptômes importants (essoufflement au repos, somnolence…) contactez le SAMU-Centre 15 (réservé aux urgences)
> Les soignants et les membres de la famille qui vivent avec une personne atteinte de SEP ou qui lui rendent régulièrement visite devraient également suivre ces recommandations afin de réduire les risques d’infection au COVID-19.

Conseils concernant les traitements de fond de la SEP, NMO ou autres pathologies démyélinisantes pour tous les patients. Les recommandations sont les suivantes :

– Ne pas arrêter les traitements de fond de la SEP, NMO ou autres pathologies démyélinisantes. L’arrêt du traitement peut exposer à une réactivation de la maladie, qui peut se manifester par la survenue de poussées.

– Les personnes qui développent des symptômes de COVID-19 (toux, éternuements, difficultés respiratoires) ou dont le test est positif pour l’infection doivent prendre conseil auprès de leur neurologue concernant les mesures à appliquer.

– Avant de commencer tout nouveau traitement de fond, les personnes atteintes de SEP doivent discuter avec leur neurologue du traitement le plus adapté à leur situation en fonction de leur maladie et du risque du COVID-19.

– Concernant les traitements par perfusions : la prise de ces traitements peut éventuellement être décalée mais ceci doit impérativement être discuté au cas par cas avec le neurologue.

– Concernant la réalisation de bolus de corticoïdes : ils doivent être discutés au cas par cas en fonction de la sévérité de la poussée et du risque du COVID-19.

– Un traitement à domicile doit être privilégié.

– Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ex : ibuprofène, kétoprofène…) doivent être évités.

Conseils pour les enfants ou les femmes enceintes atteintes de SEP :
Pour le moment, il n’existe aucun conseil spécifique pour les femmes enceintes atteintes de SEP ou pour les enfants atteints de SEP. Les uns comme les autres doivent suivre les conseils ci-dessus.

Conseils concernant le travail :
Aucune recommandation n’interdit à une personne atteinte de SEP de continuer à travailler. Le télétravail doit être mis en place en priorité chaque fois que cela est possible.

En l’absence de possibilité de télétravail, pour les patients traités par immunosuppresseurs, biothérapie ou corticothérapie, conformément aux décisions gouvernementales :
“Ces personnes doivent impérativement rester à leur domicile, en arrêt de travail, si aucune solution de télétravail n’est envisageable.”
“Elles peuvent désormais se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mises en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours.”
“Cet accès direct permet de ne pas mobiliser les médecins de ville pour la délivrance de ces arrêts.”
“Cet arrêt pourra être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13 mars.”

Les conseils ci-dessus ont été rédigés par les neurologues :
Du Conseil Médico-Scientifique (CMS) et du Comité Inter-Régional Médical de l’ARSEP (CIRMA) de la Fondation ARSEP
Des Centres de Ressource et de Compétence SEP (CRC-SEP)
Du Conseil d’Administration de la Société Francophone de la SEP (SF-SEP)
De la Ligue Française contre la SEP (LFSEP)
Du Centre de Référence des Maladies Inflammatoires Rares du Cerveau Et de la Moelle (MIRCEM)

 

 

© Handicap Infos – source : arsep

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